Quand l’humain agit sur un réseau alimentaire au CM1
Prévoir les conséquences d’une action humaine (surpêche, espèce invasive, traitement des insectes) sur les êtres vivants d’un réseau alimentaire.
Ce que l’enfant apprend
Dans l’Académie, la leçon s’ouvre sur une accroche : « Si on pêche presque toutes les sardines, qui va avoir faim ? Et qui va se retrouver tranquille ? »
Elle déroule ensuite l’idée avec des mots d’enfant, que vous pouvez reprendre à voix haute :
Si une espèce devient très rare, ceux qui s’en nourrissent manquent de nourriture et leur nombre peut diminuer.
Si un prédateur devient très rare, ses proies peuvent devenir plus nombreuses.
Une espèce invasive (venue d’ailleurs, qui se multiplie beaucoup) peut manger ou remplacer des espèces locales et dérégler le réseau. Pêcher raisonnablement et ne pas introduire d’espèces d’ailleurs aide à protéger les réseaux.
L’image qui aide à comprendre : Le fil qu’on tire
Tout est relié dans un réseau, comme les mailles d’un tricot. Tire sur un fil, et plusieurs mailles bougent : les prédateurs de l’espèce touchée, ses proies, et d’autres encore.
Vocabulaire à retenir
- surpêche
- pêcher trop de poissons pour qu’ils puissent se renouveler.
- espèce invasive
- une espèce venue d’ailleurs qui se multiplie et gêne les espèces locales.
Un exemple d’exercice
L’écrevisse de Louisiane, venue d’Amérique du Nord, mange beaucoup de plantes et de petits animaux dans nos rivières. Que peut-il arriver aux animaux d’ici ?
- Ils deviennent plus nombreux.
- Ils ont moins de nourriture et leur nombre peut diminuer.
- Rien ne change.
- Ils partent tous à la mer.
Voir la réponse et la démarche
Réponse : Ils ont moins de nourriture et leur nombre peut diminuer.
- Si on enlève une proie, ses prédateurs manquent de nourriture. Si on enlève un prédateur, ses proies deviennent plus nombreuses.
- Une espèce qui mange beaucoup transforme le réseau alimentaire de la rivière.
Les exercices de l’Académie sont générés : les nombres et les mots changent à chaque séance, la difficulté s’adapte à l’enfant.
Erreurs fréquentes
Voici les confusions les plus courantes. Elles sont repérées dans l’Académie pour proposer le bon indice.
- Ne penser qu’à l’espèce touchée directement
- Oublier qu’un prédateur en moins fait augmenter ses proies
Comment savoir si c’est compris ?
Pour vérifier l’idée, et pas seulement la recette, vous pouvez poser la question à votre enfant : « On chasse tous les renards d’un milieu. Que peut-il arriver aux lapins ? »
Voir la réponse attendue
Ils peuvent devenir plus nombreux.
Sans prédateur, les lapins sont moins mangés : leur nombre peut augmenter.
Un conseil pour mieux apprendre
Pour prévoir, suis les flèches dans les deux sens : qui mange cette espèce ? qui est mangé par elle ?
Pour aller plus loin
À maîtriser avant
Notions qui suivent
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Source officielle
BO n° 24 du 11/06/2026 (arrêté du 5/06/2026, NOR MENE2611650A), programme de sciences et technologie du cycle 3 (annexe 2), CM1, « Place des êtres vivants dans les réseaux alimentaires » : « Envisager les conséquences d’une action humaine sur un réseau alimentaire » ; activité : « analyse l’effet d’une forte variation du nombre d’individus d’une espèce (surpêche, introduction d’espèces invasives) sur le réseau alimentaire ».