Libertés fondamentales et limites : expression, opinion, association en CM2
Connaître les libertés d’expression, d’opinion et d’association, comprendre qu’elles ont des limites fixées par la loi pour que la liberté des uns n’entrave pas celle des autres (art. 4 de la DDHC), y compris sur les réseaux sociaux (pseudonymes, anonymat).
Ce que l’enfant apprend
Dans l’Académie, la leçon s’ouvre sur une accroche : « Peut-on tout dire, partout, à tout le monde ? Où s’arrête la liberté ? »
Elle déroule ensuite l’idée avec des mots d’enfant, que vous pouvez reprendre à voix haute :
Les libertés fondamentales sont la liberté d’expression (dire, écrire, publier ce que l’on pense), la liberté d’opinion (penser ce que l’on veut) et la liberté d’association (se regrouper pour un projet).
D’après l’article 4 de la Déclaration de 1789, la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. La loi fixe les limites : par exemple la loi de 1881 punit l’injure ou la diffamation dans la presse.
Les réseaux sociaux ne sont pas un espace de non-droit. Même sous un pseudonyme, une insulte ou une menace peut être punie par la loi.
L’image qui aide à comprendre : Le terrain de jeu partagé
Sur un terrain, tout le monde peut courir librement… tant qu’on ne bouscule personne. Ma liberté de courir s’arrête là où commence la tienne.
Vocabulaire à retenir
- liberté d’expression
- le droit de dire et d’écrire ce que l’on pense, dans le respect de la loi.
- pseudonyme
- un faux nom que l’on prend en ligne ; il ne protège pas de la loi.
Un exemple d’exercice
Pourquoi insulter une personne n’est-il pas permis par la liberté d’expression ?
- Parce que seuls les adultes ont le droit de se disputer.
- Parce que les insultes sont interdites dans la cour de l’école comme dans la salle de classe.
- Parce que la loi interdit aux élèves de parler à leur voisin.
- Parce que la liberté d’une personne s’arrête là où elle porte atteinte à la dignité des autres.
Voir la réponse et la démarche
Réponse : Parce que la liberté d’une personne s’arrête là où elle porte atteinte à la dignité des autres.
- Ma liberté s’arrête là où commence celle des autres : cherche si l’acte nuit à quelqu’un.
- La liberté d’expression a des limites pour que la liberté des uns n’entrave pas celle des autres.
Les exercices de l’Académie sont générés : les nombres et les mots changent à chaque séance, la difficulté s’adapte à l’enfant.
Erreurs fréquentes
Voici les confusions les plus courantes. Elles sont repérées dans l’Académie pour proposer le bon indice.
- Croire que la liberté d’expression permet d’insulter
- Croire qu’un pseudonyme met à l’abri de la loi
- Croire qu’Internet est un espace sans règles
Comment savoir si c’est compris ?
Pour vérifier l’idée, et pas seulement la recette, vous pouvez poser la question à votre enfant : « Où s’arrête la liberté d’expression ? »
Voir la réponse attendue
Là où elle nuit aux autres, par exemple en insultant ou en menaçant quelqu’un.
Ma liberté s’arrête là où commence celle des autres : la loi interdit d’insulter, de menacer ou de salir quelqu’un.
Un conseil pour mieux apprendre
Avant de publier un message, demande-toi : « Est-ce que je serais d’accord pour que quelqu’un l’écrive sur moi ? »
Pour aller plus loin
À maîtriser avant
Dans le même domaine : vivre en république
- Nationalité et citoyenneté : tout enfant a droit à une nationalité
- Droits civils et droits politiques
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- Les symboles de la République : drapeau, hymne, devise, Marianne, 14 juillet
Source officielle
BO n° 24 du 13/06/2024 (arrêté du 29 mai 2024, programme d’EMC ; en vigueur au CM2 depuis la rentrée 2025-2026), CM2 « Vivre en République », « Libertés et droits fondamentaux » : « Découvrir les libertés fondamentales, à la fois individuelles et collectives (liberté d’expression, liberté d’opinion, liberté d’association) ; expliquer que ces libertés comportent aussi des limites pour que la liberté des uns n’entrave pas celle des autres (art. 4 DDHC) » ; « la liberté d’expression […] loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse » ; « les réseaux sociaux (qui ne sont pas un espace de non-droit) […] la notion de pseudonymes et d’anonymat ».